Page 1 - Contexte
Une course contre la montre
Ces dernières années, les dirigeants mondiaux ont souligné la nécessité de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d'ici la fin de ce siècle.

En effet, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'ONU (GIEC) indique que le franchissement du seuil de 1,5°C risque de déclencher des impacts beaucoup plus graves sur les changements climatiques, notamment des sécheresses, des vagues de chaleur et des précipitations plus fréquentes et plus graves.
Limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C implique :
- L’atteinte à un moment donné de la neutralité carbone (état où les émissions de GES sont équivalentes aux retraits),
- Que la vitesse de réduction des émissions soit assez rapide pour ne pas dépasser le budget carbone cohérent avec l’objectif de 1,5°C.
Contexte International
L’Accord de Paris, signé à l’issue de la COP 21 (2015), fixe un cap à long terme : maintenir l’augmentation de la température mondiale « nettement en dessous » de 2°C d’ici à 2100 par rapport aux niveaux préindustriels et « poursuivre les efforts » en vue de limiter cette augmentation à 1,5°C. Cela signifie que nous devons atteindre l’objectif de zéro émission nette, soit une égalité entre le CO2e émis et le CO2e capté, avant de franchir le seuil des 2°C de réchauffement. Nous sommes donc pris par le temps. Voilà pour l’objectif global.
L’Accord de Paris laisse ensuite la main aux États pour déterminer eux-mêmes leurs engagements climatiques, c’est-à-dire leur façon de contribuer à l’atteinte de l’objectif global, en fonction de leurs contraintes domestiques. À l’échelle continentale, l’Union Européenne a par exemple fixé un objectif de réduction des émissions de 55 % d’ici à 2030, par rapport à 1990 — fit for 55 en langage bruxellois.
À l’échelle française, c’est la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) qui fixe la trajectoire de décarbonation de la France (voir annexe 2). Celle-ci vise l’atteinte du stade « zéro émission nette » d’ici à 2050. Cette trajectoire nationale est ensuite déclinée en trajectoires sectorielles. À chaque secteur est associé une feuille de route. Le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) suit et adapte les feuilles de route sectorielles d’année en année, pour que la France atteigne son objectif national dans les temps.
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